Humeurs

Vous trouverez ici des petits « coups de gueule »… Des « humeurs » sur différents points de l’actualité, de la vie dans notre région, dans notre village. Vous pouvez, bien sûr, réagir. C’est aussi et surtout le but (Utilisez la rubrique « Contact » sur le menu du BLOG).

Travaux dans le village (mai 2011)

Combien de voitures, malgré les panneaux marqués DÉVIATION, se sont retrouvées bloquées au centre du village pendant les travaux en cours ! Certaines font demi-tour sans discuter et cherchent un autre itinéraire. D’autres tentent de forcer le passage en rouspétant, obligeant les engins à arrêter leur travail et à manœuvrer sans obtenir pour autant un remerciement. Des mamans, si elles le pouvaient, entreraient dans la cour de l’école en voiture pour accompagner leur enfant. Il faut croire que l’usage de ce qui s’appelle « jambes » se perd pour quelques uns! Tout cela est bien désolant et dénote d’un manque de civisme tout simplement.

L’ère de la rumeur (juin 2011)

Avec le développement des réseaux sociaux sur internet, une nouvelle façon de faire circuler « l’information » est en train de naître. Des ragots, sinon des rumeurs peuvent se répandre sur l’ensemble de la planète en quelques coups de clics. Là, attention danger, car avec cet outil et la façon dont on l’utilise, tous les coups sont permis. Certains ne s’en privent pas et jettent l’opprobre sur quelqu’un sans que cela soit vérifiable. C’est aussi valable pour les personnalités connues que pour le particulier. Cela pose aussi la question tant sur la crédibilité de l’information que sur le rôle même des médias. Les exemples de pseudos informations relayées par de très sérieux sites au nom du « scoop » se multiplient. Après, même si un démenti vient contredire ces ragots, il reste toujours des traces et le mal est fait. Cela pose aussi une question essentielle sur le rôle des médias dans ce flux continu « d’informations »où tout devient possible puisque tout est virtuel. On est bien rentré dans une société de la rumeur accessible à tous et qui jette un discrédit sur l’ensemble des médias.

Le mégot, pollueur invisible de tous les jours (juin 2011)

Moulézan, 14h10, Place du Pigeonnier – Il pleut. Un passant jette nonchalamment son mégot dans le caniveau, avant de s’engouffrer dans sa voiture. Ce mégot contient nicotine, phénols et métaux lourds. Quelques minutes suffiront à la pluie pour l’emporter. Il relarguera ses produits chimiques dans l’eau et le sol. Cette scène de vie est devenue banale. Depuis le 1er janvier 2008, la France interdit de fumer dans les espaces publics fermés. Les fumeurs se retrouvent donc souvent à l’extérieur. Il leur semble alors naturel de jeter leurs cigarettes un peu n’importe où. Ceux-ci sont emportés par les eaux pluviales ou le vent. Ils finissent leur vie au pied des arbres, ancrés dans la terre, dans les égouts ou les rivières. Par respect, peu de gens jettent encore leurs détritus dans la rue ou la nature.  Alors pourquoi les fumeurs continuent-ils à disséminer leurs mégots partout ? La réalité est bien là : un mégot contient tellement de saletés qu’il ne peut être que répugnant. Le plus polluant dans un mégot provient des produits issus de la combustion de la cigarette et qui restent dans le filtre. Lorsque l’on sait que la fumée de cigarette constitue un mélange de gaz et de particules contenant plus de 4000 substances chimiques, dont au moins 250 sont nocives et plus de 50 sont cancérigènes, il est facile d’imaginer la pollution microscopique relâchée par un mégot. Un filtre est formé d’acétate de cellulose non biodégradable mais photo dégradable. Sous l’action des ultraviolets, il se décomposera en petits morceaux. Mais les polluants qu’il contient ne disparaissent jamais, ils sont essentiellement dilués dans l’eau et les sols. Un mégot fait tache pendant longtemps : une cigarette avec filtre met 1 à 3 ans pour se décomposer. Un paquet de cigarette jeté négligemment mettra quant à lui 6 mois pour disparaître. Il suffit de compter le nombre d’entre eux qui jalonnent nos routes pour s’alarmer…..

Cinéma itinérant en sursis (juin 2011)

Régulièrement, grâce au concours de la Région, du Département et de la Communauté de Communes, des films très récents sont proposés dans nos villages. Outre la qualité des spectacles, les familles apprécient le fait d’en profiter à un coût très raisonnable (3,5 €) comparé à ceux pratiqués par les salles de la région (de 7 à 14 €). Cette initiative est louable socialement…. Mais voilà que la Région et le Département se désengagent et que la situation financière de CinéGard devient alarmante, au point d’arrêter toute projection le 30 juin si la situation ne se débloque pas. C’est ainsi, souvent les bonnes choses semblent gêner certaines autorités qui sont assez à l’aise pour se payer des places à 10€ sans penser aux familles nombreuses pour lesquelles le chemin du Kinépolis de Nîmes est inconnu. Je ne connais pas leurs raisons, mais lorsqu’on sait certaines gabegies par ailleurs, on est en droit de s’indigner!

Crises et intoxications alimentaires (juillet 2011)

La multiplication des crises et des intoxications alimentaires font prendre conscience d’une dérive de plus en plus grave dans les modes de production et de distribution de ce que nous mangeons. Ne faudrait-il pas revenir à la proximité et aux circuits courts plus rassurants que de se nourrir avec des aliments venus de lointains pays? Achetons aux producteurs locaux en priorité. Le choix est large et la qualité ou la fraicheur généralement irréprochables. On pourra rétorquer des arguments économiques…. Mais quelle est le prix de la santé ?

Une petite réflexion sur l’écologie …(Août 2011)

A la caisse d’un super marché une vieille femme choisit un sac en plastique pour ranger ses achats. La caissière lui a alors reproché de ne pas se mettre à « l’écologie » et lui dit:

« Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique. Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources ! « 

La vieille femme s’est excusée auprès de la caissière et a expliqué:

« Je suis désolée, nous n’avions pas de mouvement écologique dans mon temps. »

Alors qu’elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en rajouta:

« Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à nos dépens. C’est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l’environnement dans votre temps! »

La vieille dame admit qu’à l’époque :

- On retournait les bouteilles de lait, les bouteilles de Coke et de bière au magasin. Le magasin les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises. À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.

- On montait l’escalier à pied: on n’avait pas d’escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux. On marchait jusqu’à l’épicerie du coin aussi. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux rues. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.

- On lavait les couches de bébé ; on ne connaissait pas les couches jetables. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge; pas dans une machine avalant 3000 watts à l’heure. On utilisait l’énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.

- On recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d’un frère ou d’une sœur à l’autre. C’est vrai ! on ne connaissait pas le mouvement écologique.

- On n’avait qu’une TV ou une radio dans la maison ; pas une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d’une boîte de pizza, pas un écran de la taille d’une porte de garage.

- Dans la cuisine, on s’activait pour fouetter les préparations culinaires et pour préparer les repas ; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans effort et qui bouffent des watts autant qu’EDF en produit, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.

- Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boîtes ayant déjà servies, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.

- On utilisait l’huile de coude pour tondre le gazon ; on n’avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou auto portées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.

- On travaillait physiquement; on n’avait pas besoin d’aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.

- On buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif ; on n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter à chaque fois qu’on voulait prendre de l’eau, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.

- On remplissait les stylos plume dans une bouteille d’encre au lieu d’acheter un nouveau stylo ;

- On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir après chaque rasage.

- Les gens prenaient le bus, le métro et les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l’école au lieu d’utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 heures sur 24, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.

- Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d’une année sur l’autre, les crayons de couleurs, gommes, taille-crayon et autres accessoires duraient tant qu’ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée.

- On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d’aujourd’hui.

Conclusion :
… La vieille dame avait raison : à son époque, on ne connaissait pas le mouvement écologique, mais on vivait chaque jour de la vie dans le respect de l’environnement. Chose que l’on a perdue et que l’on redécouvre. Mais a-t-on vraiment besoin d’un parti politique pour ça?

Et si nos « chefs » montraient l’exemple? (Novembre 2011)

577 Députés, 343 Sénateurs, 30 Ministres et Secrétaires d’État …..si on diminuait leur salaire mensuel de 1000 Euros on ferait 950 000 euros d économie chaque mois, soit 11, 4 millions d’euros par an… C’est déjà ça! Car après tout, on ne comptabilise pas leurs « avantages ». Je ne dis pas qu’ils ne doivent pas avoir un train de vie en rapport avec leurs fonctions et leurs responsabilités, mais un petit sacrifice serait de bon goût, surtout en ce moment. Qu’en pensez-vous?

De l’ombre à la lumière (décembre 2011)

Comme toujours, à tout malheur il y a son pendant positif. C’est aussi vrai pour la crise que notre société traverse. Au delà des inquiétudes légitimes qu’elle engendre, elle permet de lever le voile sur les coulisses….

Qui savait ce qu’étaient ces fameuses « cotations »des banques et des finances des états, ces fameux A, il y a quelques semaines?

Qui connaissait les réelles interactions entre les économies nationales, internationales et les marchés financiers?

Qui savait pourquoi les grandes multinationales françaises ou autres ne payaient pas d’impôts dans l’hexagone?

Qui imaginait le poids de l’information (ou de la désinformation) dans la gestion des états et des grandes entreprises?

Bref, en l’espace de quelques semaines, nous sommes en train d’entrevoir les coulisses (parfois nauséabondes) de ceux qui dirigent effectivement le destin du monde… donc le nôtre.

Si on doit se souvenir d’une chose, c’est bien cela. Ensuite, il faudra s’en servir pour ouvrir un peu plus nos consciences, notamment dans la solitude des isoloirs au moment de notre seule arme efficace…le vote.

La mairie et le maire sont faits pour ça! (février 2012)

Parfois, il m’arrive d’être informé par un habitant du village (qui n’est pas conseiller municipal) que quelqu’un lui a dit que la mairie devrait faire ……….etc.

Il me semble que ce genre d’attitude n’est pas correcte pour deux raisons:

D’abord, la personne qui a dit à l’autre personne que la mairie devrait…..etc. doit être assez courageuse pour venir me le dire, sans passer par des intermédiaire qui risquent toujours de déformer les propos ou les pensées, ce qui crée les quiproquos.

Ensuite, la personne qui vient rapporter au maire qu’une autre personne lui a dit….etc. devrait s’occuper de ses affaires.

Il me semble que la mairie est ouverte tous les jours et que j’y suis présent suffisamment longtemps dans la semaine pour être joignable. On n’est jamais si bien servi que par soi-même n’est ce pas?

Détritus et fossés… (septembre 2013)

J’ai demandé aux cantonniers de nettoyer les fossés le long de la D123, sur 1 km de part et d’autre du village…. Ils l’avaient fait avant l’été. La récolte a été « fructueuse »: Près de 20 kg de bouteilles en verre, en plastique, de canettes diverses, de paquets de cigarettes, ….etc. Naïvement, je pensais que seuls quelques « salopards » prenaient la nature pour une poubelle… Il y en a plus que ça! Alors de grâce, que chacun, avant de jeter quoique ce soit par la fenêtre de sa voiture, réfléchisse…. Sinon qu’il reste égoïste et qu’il soit maudit!

Une insulte à la République (Février 2015)

En pleine crise de la République, en pleine menace djihadiste, en pleine errance de son parti, Nicolas Sarkozy aura donc décidé de « faire de l’argent », pour reprendre sa douteuse formule. La conférence faite le 2 février à Abu Dhabi lui aurait rapporté 100 000 euros. Je dois avouer qu’à ce stade de vulgarité, les mots nous manquent. Quel trouble habite donc ces hommes publics – de droite ou de gauche – capables de gâcher leur honneur et d’insulter la vie commune « pour quelques dollars de plus » ?

Point besoin d’être moraliste ou moralisateur pour juger confondante (de bêtise) une telle goinfrerie. En réalité, nous savons comment s’explique l’avidité irréfléchie de ces décideurs. Il y a d’abord le climat général qui est celui de nos sociétés depuis une vingtaine d’années. Quand les médias, semaine après semaine, révèlent aux citoyens que de flamboyants PDG gagnent 500 fois le salaire du smicard ; quand la course frénétique au kiloeuro est le nouvel horizon des jeunes diplômés ; quand tout le monde danse autour du veau d’or, la vertu minimale qu’on attendrait des hommes publics prend la figure d’un héroïsme révolu.

Au demeurant, les liens sont devenus si étroits entre le monde des affaires et celui des cabinets ministériels que tous ces gens finissent par s’enfermer dans un univers totalement irréel. Voitures de fonction, chauffeurs, clubs et dîners communs : une oligarchie roturière s’est ainsi constituée, qu’on dirait directement issue d’un roman de Balzac, d’un dessin de Daumier ou d’une mauvaise série américaine.

Barricadés dans une tribu où tout se mesure en termes de fric, ce qu’ils engrangent ou réclament en guise de commission leur paraît de toute façon peu de choses au regard des fortunes qui se bâtissent aux confins de la politique et de la Bourse. Ils finissent par se persuader, les sots, que leur valeur individuelle, la substance de leur être, leur poids humain véritable s’évaluent au nombre de zéros alignés sur un chèque. À leurs yeux, le seul étalon de mesure sérieux, c’est –  avec l’argent – la capacité qu’on possède d’être « malin ». Faire de l’argent, dit Nicolas Sarkozy !

Il y a là comme une maladie de l’âme, une dévoration intérieure. (Vous imaginez, mettons, Charles de Gaulle, Pierre Mendès France ou Jean Jaurès avec un chèque à la main ?) Une telle capitulation de l’intelligence a quelque chose d’infantile. On pense à ces petits garçons comparant la longueur de leurs attributs sexuels en cour de récréation pour se sentir exister. Sauf que ce n’est plus les zizis que l’on compare, mais le montant des bonus et des dividendes.

On accepterait de sourire d’une telle crétinerie, s’il n’y avait malgré tout ce petit détail : ces gens-là gouvernent le pays et sont perçus – ou se présentent – comme des modèles sociaux à imiter. Aïe ! On aimerait tellement que les personnalités emblématiques offertes à notre commune admiration soient des savants intègres, des philosophes novateurs, des poètes inspirés, des créateurs solitaires, des serviteurs de l’État, des bâtisseurs d’avenir…

Se tromper ainsi de modèles, n’est-ce pas une autre façon de détruire la République ?

La RATP, nouveau Ponce Pilate ? (Avril 2015)

En Irak, en Syrie, au Kenya,… des exactions sont commises contre les chrétiens. En France, la mobilisation est là, mais elle bute contre les institutions internationales bien tièdes sur le sujet. Récemment, la direction de la RATP a refusé une affiche annonçant un concert au profit des chrétiens d’Orient ! La justification est la suivante: « La RATP ne veut pas prendre parti dans un conflit armé à l’étranger »… Dans le terrible face à face qui met en présence bourreaux et victimes, la RATP invoque « la neutralité du service publique »… Et bien je trouve cela scandaleux et vraiment lâche de la part de dirigeant qui, comme Ponce Pilate, « s’en lavent les mains »…. L’affaire est devant la justice. On est aussi en droit d’attendre une réaction du ministre de tutelle, Mme Ségolène Royal.